Basilic la plante royale – Histoire et légende – 1/3

Transcription de la vidéo (vidéo en fin d’article) :

Aujourd’hui parlons un peu du roi des plats italiens, souvent associé à la mozzarella. Je parle bien évidemment du basilic ; aussi bien utilisé en plante d’agrément qu’en thérapeutique.

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Nous aborderons l’histoire de cette herbe par d’anciennes légendes. Nous poursuivrons ensuite par un rapide aperçu de ses utilisations durant les siècles passés. Et nous arriverons tranquillement à ses indications thérapeutiques actuelles.

Le basilic, comme son nom le laisse présager, était associé au reptile du même nom. Les Grecs pensaient qu’en reniflant régulièrement du basilic, la plante avait le pouvoir d’introduire des scorpions dans le cerveau. Depuis, cette herbe symbolise la haine et le malheur.
Etonnement, cette même plante est honorée en Inde car censée purifier l’air et écarter le mal.

Son origine est tout aussi controversée. Il est néanmoins admis par la majorité que le basilic serait originaire d’Afrique et aurait été domestiqué en Inde. Ensuite, il s’est diffusé à travers toute l’Europe grâce à Alexandre Le Grand qui l’a ramené à Rome après un de ses voyages.
Son nom provient, cette fois-ci, du grec et signifie “roi” ou “plante royale”. Ce terme pourrait découler de son usage chez les Egyptiens, car le basilic faisait partie du processus de momification, au même titre que la myrrhe, l’encens, la sauge et le thym.
Cette plante est très liée à la religion dans de nombreuses confessions, comme on a pu le voir chez les Egyptiens. En Inde, il était placé entre les mains des défunts pour les protéger dans leur passage vers l’au-delà. Dans certaines régions d’Afrique, il est utilisé pour conjurer le mauvais sort. De même, les Romains pensaient qu’en offrant une tige à sa bien-aimée, elle était emplie d’un amour éternel.
Cependant, au Moyen-Age, le basilic fût progressivement associé à l’alchimie et à la sorcellerie, perdant ainsi son image prestigieuse.

Malgré ses différents attributs spirituels, le basilic reste très utilisé dans la cuisine, tout comme en thérapeutique. Des médecins contemporains de Néron en parlaient déjà en des termes élogieux. Les médecins arabes, vers le Xe siècle, vantaient son utilisation contre les maux de tête ainsi que ses vertus digestives et pectorales. Au début du XVIe siècle, le basilic était classé parmi les plantes céphaliques grâce à ses propriétés remarquables pour traiter toutes les affections cérébrales telles que les céphalées, les migraines ou bien le rhume de cerveau.
La science moderne a même pu confirmer que le basilic sacré (une des espèces de basilic) purifie l’air autour de son pied, principalement avant le lever du soleil. Cela corrobore les pouvoirs qui lui étaient attribués en Inde.

Les utilisations de cette plante sont diverses et variées. Elle se retrouve employée dans la parfumerie mais c’est au niveau culinaire qu’elle va exceller. Le basilic accompagne tous les plats, ou presque : les crudités, les pâtes, les poissons, le poulet, le canard, les sauces …
Je vais vous proposer une vieille recette que j’ai dénichée dans un livre aussi vieux que le monde. Il s’agit d’une sauce d’accompagnement : il suffit de mélanger une demi-partie de piment de Cayenne et de zeste de citron, une partie de muscade, de macis et de feuilles de laurier, deux parties de clou de girofle, de poivre et de sarriette d’hiver, trois parties de basilic, de marjolaine et de thym et deux gousses d’ail. Mélanger vigoureusement, passer dans un tamis fin et conserver au frais dans des contenants de verre. Il suffira alors de servir sur un plat de légumes, une salade, une omelette ou tout autre plat de son choix.
Autre astuce, mélangez 20 gouttes d’huile essentielle de basilic dans 1 demi-litre d’huile d’olive. Vous obtiendrez alors un délicieux agrément pour toutes vos salades.

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